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France-Interpellations dans l'enquête sur la mort d'un militant identitaire à Lyon
information fournie par Reuters 17/02/2026 à 20:59

(Ajoute déclaration d'Arnault)

Quatre suspects, dont l'assistant parlementaire du député La France insoumise (LFI) du Vaucluse Raphaël Arnault, ont été interpellés dans le cadre de l'enquête sur la mort du militant identitaire Quentin Deranque à Lyon, a appris Reuters mardi de source policière.

Les personnes arrêtées sont issues de la mouvance d'ultra-gauche - des anciens membres ou sympathisants de la Jeune Garde, groupuscule lié à LFI, a-t-on précisé de même source.

Parmi elles, Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député Raphaël Arnault, militant antifasciste lyonnais qui a fondé la Jeune Garde. Mis en cause par plusieurs témoins sur les réseaux sociaux, Favrot s'était mis en retrait de ses fonctions vendredi dernier. L'accès à l'Assemblée nationale lui est interdit par sa présidente Yaël Braun-Pivet depuis lundi.

Contactée, La France insoumise n'a pas réagi dans l'immédiat.

Raphaël Arnault a déclaré via le réseau social X que son collaborateur Jacques-Elive Favrot a "cessé toutes ses activités parlementaires". "Dès hier avant d'apprendre son interpellation ce soir, nous avons engagé auprès des services de l'Assemblée les procédures pour mettre fin à son contrat", a-t-il ajouté.

"A l'enquête désormais de déterminer les responsabilités".

Les enquêteurs, qui officient dans le cadre d'un dossier d'"homicide volontaire", recherchent au total six personnes soupçonnées d'avoir passé à tabac jeudi dernier Quentin Deranque, étudiant de 23 ans qui est décédé samedi à l'hôpital.

Les faits sont survenus en marge d'un rassemblement du collectif d'extrême droite Némésis contre la venue à Sciences-Po Lyon de l'eurodéputée LFI Rima Hassan.

Némésis, groupuscule auquel appartenait la victime, accuse la Jeune Garde, groupe antifasciste dissous en juin 2025, d'avoir tendu un "guet-apens" à ses militants.

Jacques-Elie Favrot avait démenti "formellement" par la voix de son avocat toute implication dans le drame, qui a pris une tournure politique à l'approche des élections municipales des 15 et 22 mars.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a mis en garde mardi contre "la rhétorique de la confrontation", dénonçant à mots couverts les "ambiguïtés" du chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, que le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a nommément mis en cause dans ce drame.

"Aucun Insoumis n'est impliqué ni de près ni de loin dans ces violences", a affirmé mardi la présidente du groupe LFI à l'Assemblée, Mathilde Panot, lors de la séance des questions au gouvernement.

Les députés ont observé une minute de silence au début de la séance en hommage à Quentin Deranque. La mort de l'étudiant a de fait monopolisé les débats mardi après-midi à l'Assemblée, où Raphaël Arnault était absent.

"DU SANG SUR LES MAINS"

"C'est un moment de vérité (...) dans lequel un certain nombre de formations politiques ne pourront pas s'abriter derrière des raisonnements trop compliqués : soit on lutte et on refuse la violence, soit on ne lutte pas contre elle", a déclaré Sébastien Lecornu en réponse à une question du député (Droite républicaine) Laurent Wauquiez qui a estimé que "l'extrême gauche a du sang sur les mains".

"On ne peut pas avoir la rhétorique de la confrontation en permanence et ne pas voir que ce qui se passe parfois dans cet hémicycle peut infuser dans l'ensemble de la société", a ajouté le chef du gouvernement, visant sans les nommer les bancs des Insoumis.

Il a lancé "un appel à la responsabilité individuelle, à la responsabilité de chaque formation politique, dans le respect du vote des Français mais dans le respect des valeurs de la République".

Sébastien Lecornu a évoqué la possibilité d'interdire "un certain nombre de conférences" dans les établissements d'enseignement supérieur pour éviter des "troubles à l'ordre public".

Intervenant à plusieurs reprises, le garde des Sceaux - le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez était en déplacement en Algérie - s'est fait plus incisif dans les attaques, dénonçant la responsabilité de "M. Mélenchon" qui avait présenté la Jeune Garde comme "une organisation alliée" en avril 2025.

"Il y a une violence incontestable entre La France insoumise et la Jeune Garde", a lancé Gérald Darmanin, fustigeant "ceux qui arment moralement les armes des tueurs".

"La Jeune Garde tue et la France insoumise devrait le condamner", a-t-il souligné, prônant de poursuivre la dissolution des "groupuscules d'ultra-gauche et d'ultra-droite".

Face à ces accusations, Mathilde Panot a accusé le gouvernement d'"instrumentaliser" le drame de Lyon pour "salir" les Insoumis.

"Aucun Insoumis n'est impliqué ni de près ni de loin dans ces violences", a-t-elle affirmé. "Il faut méconnaître l'Histoire pour accepter la victimisation de l'extrême droite et prétendre que les violences seraient à gauche de l'hémicycle."

(Rédigé par Sophie Louet, édité par Blandine Hénault et Jean Terzian)

1 commentaire

  • 18:29

    LFI n'a pas besoin d'être sali......il est déjà pourri


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